VOYADUO
                                 
                             Le couple mutant 
  


Un coup de mort même dans la vie ! et top naissance crée avant en marchant ?  Voici le début de l'histoire    " D' il et D'elle  ",   
d'île et d'ailes, c'est sûr
: Il était  une fois  dans la petite rue des Bouchers à Bruxelles, un café du nom de Welcome,
un grouillement de rencontres de table en table / world-discutes.   A la porte, dans la rue, ses amis les artisans.
 " Tu peux garder mon échoppe 5mn, je vais chercher une bière ", et il garda l'échoppe.  Voici qu'elle passe, s'arrête et regarde les bijoux.
                                                                                     Elle a une guitare,
des cheveux très clairs, des boucles rondes, des ronds partout et du bleu dans les yeux. C'est l'image de l'idée qui vient en marchant se dit-il, juste une seconde.
Ils se disent deux, trois mots de guitare. Justement si on a une guitare dans les mains, la conversation est souvent dans l'étui, cachée dans la rosace,
le long du manche ou derrière les cordes.  C'est fait. Un projecteur s'allume.
Elle est au conservatoire, rentrera plus tard chez elle, est en guerre adolescente.  " Tu peux m'accompagner dans ma tournée " et la tournée commença.
Ils marchent ensemble pour la première fois, traversent la place en décor de théâtre. Il va au " Gréco ", là ils mangent pour la première fois ensemble.
Tout à l'heure il va chanter.  Ils sont le long du mur blanc, plâtré à la sauvage comme un rocher blanc et un jour les murs de leur maison seront ainsi.
Le patron et les serveurs dansent. Musique et bruit très haut.  " Ils " sont juste dans leurs pupilles et là c'est très silencieux, clair. Il y a un roulis d'eau,
c'est le bleu, la grande plage du mur avec ses vagues ou leurs boucles sont posées.  Leurs cheveux et leurs attirances sont longs.
Lui, raconte sa vie, ses objectifs, ses plans.  Une histoire ne commence jamais vraiment quand elle commence.
Il y a un déclic, puis des appels, une forme d'accueil. C'est " l'idée qui vient en marchant " c'est elle, c'était déjà elle avant ? Se dit-il.
Ils montent dans le haut de la ville. Cette fois ils marchent depuis longtemps ensemble. Leur présent efface tout de l'avant, ils sont juste une histoire qui commence,
une chanson tout juste écrite, un roman de gare sortant de l'éditeur, la face cachée d'un iceberg de dérive. Ils traversent des jardins, passent sous un pont ,
l'ombre plus profonde  montre le mystère de leurs visages. Là, sans y penser, sans en parler, ils touchent à la nuit et accueillent le mystère,
ce trois fois rien en plus qui leur ressemble, le mystère !
Lui aussi a une face de merveille et une face d'horreur, une face légère qui vole et une presque indétachable violemment inséparable.
Leur deuxième halte c'est " Le Baudelaire ". Elle chante avec lui une histoire de messager.
Leurs voix se collent pour la première fois, justement dans un registre des zones de mystère ! Ils boivent du champagne, ciel jaune.
Plein de planètes qui montent,
stellarium de bulles continuant dans la gorge.  " Elle " boit très lentement, fait tourner dans sa bouche. Lui boit très vite,
en veut encore
pour garder sa langue sous les bulles. Ils pétillent. Ils sont regardés, ils brillent.
 Ils vont au centre ville, le long du boulevard ils entrent dans un pub, " Le boulevard ", où d'habitude il chante. Troisième halte.
Commandent une glace et c'est plus qu'une glace
: c'est là où est conservé le germe du Monde à côté du " Nouveau ".
Ils se racontent. C'est bourré de vides, de maux, d'écorchures profondes, des parcelles de terreurs, de violences. Il serait encore temps de ne pas faire le mélange,
mais ce soir tout est recouvert de brillant. Ils se lèvent, sortent, échangent leurs téléphones, il appelle un taxi pour elle, elle monte, se retourne sur le carreau arrière.
Se reverront-ils ?
  Il marche dans les rues, c'est le silence de la nuit solo
il pense, c'est " l'idée qui vient en marchant "   Quelques jours passent. Ils se cherchent, se retrouvent dans l'îlot,
rechantent ensemble, juste en sens. Un deuxième projecteur s'allume.  Le temps passe, il se cherche.
Elle vient chez lui, tape à la porte, il dort, se terre, n'ouvre pour personne. Elle reste derrière la porte, ouvre son étui de guitare, prend l'instrument,
elle joue, pleure, vit sa vie     Derrière la porte " il " écoute.
Entendant cette vie, il ouvre la porte. Il est torse nu, il se recouche, elle s'approche du lit et le soigne.
Elle entre dans le fond du lit et tous les mystères des corps nus vivant sous les draps,
marchant, courant depuis des centaines de printemps, montent à la surface de l'étoffe.
Puis elle tomba dans le lit, il la soigna. Elle oublia de rentrer chez ses parents, elle oublia tout ou presque. Lui aussi,
mais il était mort peu de temps avant,
sans que cela fasse mal :Depuis ce fond du lit cela lui faisait même du bien. Infiniment.
La délivrance du sexe religieusement, vue, bue à la croupe de la perfection.
Comme elle était très jeune elle fut recherchée par la police, mais ce n'était pas forcément un roman policier, c'était plutôt une love story du trottoir.
Alors entrèrent en scène, je veux dire dans le vrai, dans la piaule des ébats, Mouche et Pitchounette. Mouche vous savez, connu dans une autre vie,
un speedé qui pique à la chanson
qui vous blues, qui vous réveille une nostalgie, donnant envie de bouger aussi vite que lui.
Et Pitchounette, oui cela existe ! élégante et enragée qui, champagne aidant, voulut emmener le quatuor à la mer.
- " Quoi de plus banal qu'une virée à la mer "
- " Oui mais recherché par la police c'était déjà plus piquant n'est-ce pas Mouche ? "
 Pitchounette conduisait, Mouche chantait à côté. Derrière " D'îles " et " D'ailes "
Ils partaient ensemble. Parti ! C'était ensemble que le temps allait agir par coup de décennies.
Il y avait tout dans la voiture pour que cela soit amour et amour. Mais, dans le rétroviseur,
commença à se jouer une autre ambiance, genre suspens.
Pitchounette, vu d'abord par Mouche, puis par tous les trois, commençait sans rien dire, à paniquer, à se sentir poursuivie.
Elle pouvait avoir certaines relations avec sa boutique, avec une certaine mafia, mais là, par son silence, certaines crispations du visage,
elle était certaine !
de les entrer tous dans l'effroi. Commençait à monter une panique extrême: pour Mouche, le mari, genre parrain,
qui les fait suivre par ses sbires: La sauce prenait. Puis elle ajouta quelques mots, des glaçons nets, des preuves affûtées.
Pour le couple derrière, le goût de l'aventure, mafia, police, mer, départ dans le genre " Pour toujours ". L'adrénaline tenait toute la voiture,
c'est vrai que celle qui suivait, puis cinq hommes croisés dans un bar, donnaient parfaitement l'ambiance de ces séries qui remplissent les télévisions.
Arrivés à Knoch, le temps n'était plus à la baignade mais à la panique. Pendant quelques secondes, à la vision de la mer, ou plus tard, au ciel couchant,
le duo accroché par les mains oubliait tout du film noir, partait dans la lumière des projecteurs qu'ils s'installaient en fixe, pour longtemps.
Pitchounette les emmenait dans des ruelles fuyantes, tournantes, le décor suivait. Ils s'arrêtèrent dans un restaurant, elle redoubla visuellement de panique,
devant des gens qui avançaient de l'autre côté de la vitre, et là " D'il " ne rentra plus dans l'histoire, ces gens qui passaient c'était des vacanciers,
des spectateurs du normal. Déclic. Il prit Mouche à part et lui dit " Tu délires, c'est une splendide comédienne, elle prend son plaisir en t'emmenant dans l'épouvante ".
Tout le scénario s'éclairait, il aligna les détails, tout le film d'espionnage tomba dans l'assiette de fruits de mer. C'était juste de la création solo,
ils sortirent de la séance, calmes et prêts à l'aventure vraie.

De la création aussi pour le duo, mais en duo, chacun apportait un bout. La nature, la jeunesse,  la musique, l'Eros, et toutes sortes de dieux apportèrent le restant
sous la lumière des draps de juillet, immense parachute immaculé. Bulle gonflable pour chambres volantes, il en sortit des réserves de mots.
" Il " commença à les mettre l'un devant l'autre. " Elle " ajouta des silences, des notes avec la voix ou avec les doigts.
Cela pouvait bien ressembler à ce que l'on appelle,
dans un autre monde, UNE CHANSON .


                          



Il me manquait ton visage boucles blondes
       Pour continuer ma route
te connaître seulement depuis deux heures             sembler vivre ensemble depuis toujours
Marcher près de toi dans le matin        Sourire, m’enlacer dans tes murmures        Inventer dans tes silences
M’écouter sur tes lèvres        Me cacher entre tes dents
Avoir déjà quelque chose de toi    J’ai ouvert mes rêves-corps
Pour te laisser entrer au fond
Azur  longue solitude     Vertige longue habitude   Froid longue attente
Chaleur d’amour que je gardais dans mes mains    Les mains du temps du besoin
de se retrouver dans l’autre     mais en plus beau
  en tendre et en féminin.

 
L’histoire du duo "D’ il " et "D’ elle ", fut d’abord un spectacle.
A part de s’aimer, ils passaient leur temps à chanter et à jouer, avec du parlé, avant et après,
un début, une fin, un scénario, une montée :
c’est bien un spectacle, moitié sur la scène, de petites scènes de province, moitié cachés dans une nature.

Un manuscrit reportage emplit, un set de mots pour spectateur-créateur faisant son choix et s’aventurant à vivre
de son histoire à lui, dans ce qu’il voit et entend du duo « D’îles » et « D’ailes ».




Nue devant le miroir
une rose à ton sein       claire comme une aube      Nue devant le miroir
un rayon d’or sur tes mains   Tu retiens le soleil
pour caresser ta peau
Tu danses, tu éclores
Belle de glace en Narcisse
Nue déjà transparente
tu es restée si longtemps
Désir se dévoile
 le vent t’a prise
Tu as touché le miroir
Ton doigt dessine une flamme
Tu sens la lavande
Nue devant le miroir
le visage plus doux et pâle
Tu retiens le soleil pour pénétrer ta peau
Tu aimes tu t’effleures
Belle de glace en Narcisse
 
 
                        — Musicienne, que fais-tu ?
                                                           — Troubadour, je joue tes chansons
                        — Sans savoir que j’existais
                                                           — J’avais l’espoir de tes yeux
                        — J’avais les boucles de tes cheveux
                                                           — Je t’ai caressé dans mes nuages
                        — Moi, je t’ai bue dans mes couleurs
                                                           — Je sentais ton corps dans mes mains
                        — Je transpirais de ta peau
                                                           — Je m’endormais sous ton ombre
                        — Je m’éveillais dressé à ton image

 
 
 Quand après l’amour
            Tu joues, tes mains en rêve
    Sur mon corps en guitare
    Nue, tu viens boire le jour
            en haut de mes jambes
et ta bouche pleine
            du miel des nuits de râle
    mord au bas de mes reins
            au désir qui renaît
                D’où ruisselle ta musique
Pareil à l’enfant
            Je me caresse
    mais je ne suis pas seul
            Tu me regardes
La rosée des draps
            Te baigne les lèvres
Ton doigt disparaît
            Tu me regardes
Quand après l’amour
    On jouit en soleil
            Bouches sur feu
                Nos corps en guitares.

        
 « LA TRAVERSEE » est une lettre dans le désordre, un chant naïf croisant les vagues de la modernité
un Roman en éclat      en bouillon confidentiel Synthétiseur, un Poème écrit-main, à lire haut, à durer l’image
des climats de visages pour le toucher futur des mots, exorcisme - prototype de nettoyage - méditations - prières sensuelles
chanson de l’actif vaisseau des sables, vaisseau de tout… ce qui fait avancer ce bloc, cet équipage, cette fusée, cet être multiple, ce rock hors temps
Mutant des sables qui est témoin de la mort d’un monde, et responsable comme toi de la Naissance d’un autre ou d’une transformation totale féerique intérieure spirituelle.
Deux êtres chanteurs, dans une tournée d’année, partant à la recherche de ce nouveau Temps font : « leur TRAVERSEE VERS LE NOUVEL AGE ».
 
 
Le matin des spectacles, la discorde monstrueuse du Bruit des années septente, était plus violente que la veille.
Les feuillages avaient quitté les alentours du camion,le jour les couvrant de rosée toxique, les mots et les verbes changeaient de Temps
 -« Je chanterai ce soir mon domaine » pensa-t-il tout haut
Le transit est en bout d’usine. Il vient de s’éveiller
Parfois, quand ce matin porte une senteur de rencontres,une prévoyance inconnue, un spectacle fête,
il se réveille sur un chemin de boue; ou posé sur du vert partout par touches.
Elle, court en respirant cette heure, inhabituelle de la matinée
Le paysage se gonfle de son langage simpliste, qu’il répète au fond de gorge
Ils ont les premières pointes de trac, ne parlent plus. Parfois la voix des hanches
quand les litières  d’herbes leur fourmillent le ventre.
Le plus souvent ils gardent la chaleur
, pour le martèlement de guitare.
Vers la mi-journée, plus envie de jouer, elle, par ce désir d’arrêter le temps pour, lancer sa forme
lui, pour autant de raisons qu’il y a d’images dans la valise à textes.
Ces personnages silhouettes du fond de l’écran,ces détails de microscope sentiment
une honte passagère de ne pas leur donner leur VERITE.
D’arriver avec du vent,du vent d’un privilège, privilège de manquer de fric, d’avoir faim souvent,
d’être agressé    d’être écrasé :mais le bonheur !      Bonheur-liberté par dose.
Déflecteur ouvert sur la banquette de devant, la dernière boîte de conserve a l’odeur des mauvais bruits
Début d’après-midi : une autre campagne pour répéter, les voix hésitent sur la vitre   puis viennent choir, tressaillir où elles sont nées :
Les verdures humides, le bois coupé des haches de soleil, toutes formes du manque dans les nuées de ciel révélateur
quand s’agrandissent les négatifs de la maison noire, pour un repos gris blanc et les nuances de la tendresse.
Elle chante, et part sur un chemin et là au milieu d’un texte… un tracteur ou un avion déchire l’intimité.
Ils sont étrangers
Ils entrent dans la ville du spectacle.installent l’écran de leur scène, souvent des mots le recouvrent
elle le brosse en laissant les jets d’images en adoucir les murs de leur maison de deux heures
Ils s’accordent.
Il faut du son,une brillance qui éclaterait sur cette zup
— Bon on va partir dans le profond
— Il y aura quelques billets dans le porte-fric  pour avancer plus loin
- Dis ! J’espère qu’il va nous payer ?
        L’attente           la fuite du temps
- Une quarantaine d’ombres assises en cercle.

 
 
                 Trois bougies,
Trois guitares une chord harp, des harmonicas,
    un mauvais son de salle mangeuse,
un lèvre à lèvre c’est le code.
Le noir        le trac
Du ventre jusqu’au bout des doigts
    Le noir       Il tape sur la guitare
                Il entre…
           Elle entre
 

                                                                                                                                             LONGUE NAISSANCE


Il y a très longtemps
Un enfant pur             Mais triste pauvre       silencieux
Il marchait vers cette ville    Aujourd’hui on ne l’a pas vu entrer
On ne sait pas d’où il vient        On ne sait rien de lui
Je crois qu’il vous ressemble beaucoup          Mais qu’un jour ne pouvant plus tenir
Dans ce monde              Triste pauvre et laid       Il a pris dans ses mains
Son histoire               un conte         un défi      Le porte-voix qu’il a choisi
Une branche blanchie
Portée par les marées
       Une branche à taper
Le tam tam du voyage                     tam tam des mots
Conte-code en réponse à la vie    A faire face à toute la beauté
Etre du même feu                paré        Il a pris dans ses mains
Le tam tam du voyage                     tam tam des mots
Mais comme il ne savait pas jouer     Il se donna le droit de jouer       Il a tapé      tapé très fort sur le bois
Ce bois c’était pour lui ces visages     Qu’il voulait rencontrer         visiter             toucher
Alors ce bois devint une caresse sonore vivante
Il a construit des vaisseaux imaginaires    Sur des guitares imaginaires      Devant des publics imaginaires
D’ombres et de vents
Il a tapé des rythmes imaginaires      Sur des tam tam imaginaires        Au fond de son oreiller d’enfant
Il a capté des messages imaginaires      Qui changent et libèrent
Tous      enfants lointains qui tapent       De tous les ghettos de par le monde
De tous les ghettos des asiles     De tous les ghettos des croyances
Savoir connaître comprendre     Les matins de liberté       Etre poussé presque malgré soi
Dans la chair et dans le coeur    Vers des lumières espérées         Vers des sans limites
Il a pris dans ses mains
Le tam tam du voyage                     tam tam des mots
  Révolte de l’enfant
Au départ un naturel d’unité de doux de soie
Puis surprise le monde ne fonctionne pas sur ce schéma
Cela dure quelques secondes       quelques mois      D’autres presque toute la vie
D’autres vont regagner petit à petit      Ce départ naturel d’unité de doux de soie
Il a traversé / il a pris dans ses mains
Le tam tam du voyage
 
Dans les nuits d’hommes-enfants
Il s’en est allé    Sur les hauts de la vie
Les hauts aimants
A la forêt        à la source       Source du jeu d’Eros
Héros des lieux    Héroïne
Fille-Fée-Femme-Enfant-Dieu
Apportant les secrets, les pouvoirs, les magiques    Les fabuleuses, les puissances
Jour  nuit  lit   mousse  devant  derrière  debout  assis  couchés
Amour Rencontre     Détour   regards
Des jours soleils         nus   Ouvrant le changement

Aimer les gens de la terre   Et leurs contrées
Les gens simples et purs    Qui sentent au coeur    Qui vivent chaque instant
Sans être étonnés     Comme si tout le monde vivait vraiment
Aimer les gens de la nuit-musiq-maquillage     Nudités-rock-brillant bijou-troubadour-
Et les années s’écoulaient en un long sentiment
D’attente…
Encore cette caresse sonore   Branche de percussion
Branche de corps     volant de la vie,         une voix
Un ciel       un lit           un Toi       Jusqu’à la lie         la lie fraîche
Jouissance arrêtée
Portée aux groupes de prières qui peut modifier le monde
Naviguer sur la mer des mots       Au-delà des croyances        Qui passent sylphides et transparentes
Religieuses ou matérielles d’habitudes     Ou politiques ou sociales ou certitudes      Par delà les terrains neutres
Il cherche dans son désert     Les tout et les réponses
Au point où il les crée    Pour guérir ses blessures
Pour guérir l’usure                du quotidien
Pour guérir de guérir
Etre juste un voyageur ! un explorateur !   un sculpteur de bonheur
                   re-départ     Faire de sa vie une oeuvre d’art         Il marche        c’est une histoire
Bourrée d’histoires              de retrouvailles
De croisements        d’alignements           de primaires
De chemins qui mènent     De marche vers
De vers spirit !     D’orage transformant     De gestes de pluies qui regénèrent
Douce est l’ère qui le pousse    Aller transformer le passé !
En faire juste une récolte    Juste une expérience   En attente 
Longue naissance    pour maintenant
Longue Naisse         Déesse
Mystérieuse présence         cachée dans la foule
Les regards éveillent la marche
Longue Naisse           Longue Naissance       Longuenaisse      Naissance 




  La Longue Route
 
                        J'ai fait une longue route
                                                       Sur une plage déserte du premier jour
                     Où ton regard s'est posé
               Pour me donner la vie          Printemps      Soleil  Le vent           Vallée           La pluie
                           Forêt              Orage La nuit            Le grand voyage
                                                     L'envers des nuages
                              J'ai fait une longue route
                                                             Sur une terre déserte du deuxième jour
                       Où ton regard s'est posé
                          Pour me donner la vie
            L'odyssée était longue
            L'équipage a sombré
            Et nous sommes survivants
            Rescapés sur cette terre
            Quelques fous           Quelques mutants
            Quelques sages       Quelques messies
            Tout est à vivre au présent
            Maintenant comme les enfants
                                              Je fais une longue route
                                                                          Dans la conscience Source de chaque instant
                                        Ressentir de créer                Diriger la vie
                                   Etoile     le fruit    la fleur        le sel           L'enfant          le temps         larmes            bonheurs
                                            Le grand voyage                  L'envers des nuages
                                                     Je fais une longue route
                                                                                   Dans la matière éternelle du premier jour
                                     Je me nettoie            Je m'éclaire                  Pour revenir ici
 J'ai fait une longue route     Sur une plage déserte du premier jour       Où ton regard s'est posé                 Pour me donner la vie 
        





                                                                                                                           SUITE      


 



©copyright / Voyailleurs /  claude Yvans  2010  /    

  .